COLOSSES de MEMNON

 
   

 

 
 

 

Le temple funéraire d'Aménophis III, connu en arabe comme Kôm el-Hettan, "le mont des Murs" était le plus vaste temple jamais construit en Egypte. Malheureusement, construit pour l'essentiel en briques de terre crue et situé dans la plaine du Nil, il subit l'inondation annuelle. Lorsqu'il fut abandonné et qu'on cessa de l'entretenir, ses murs de brique partirent en poussière, tandis que les pierres étaient emportées et utilisées par d'autres rois pour leurs temples funéraires. En conséquence, il reste peu de choses de l'immense complexe, seules deux statues colossales, connues sous le nom de "colosses de Memnon". Chacune est taillée dans un unique bloc de pierre qui s'élève à plus de 20 m de haut et pèse près de 1000 tonnes. Elles furent sculptées dans un bel orthoquartzite, pierre très dure et difficile à graver, choisie à cause de la couleur rouge, associée au culte solaire. Le transport des statues fut l'un des principaux projets supervisés par Amenhotep, fils d'Hapou, le brillant fonctionnaire d'Aménophis III.

Le colosse Nord (droit) montre Aménophis III assis sur un trône dont les bras sont ornés de reliefs où le dieu du Nil tient le lotus et le papyrus. A côté du roi, à une échelle plus réduite se tient sa mère Moutemouia.

 

Sur le colosse Sud, le roi apparaît avec la reine Tiy et l'une de ses filles, qui n'est pas nommée.

 

 

En 27 av.JC, un tremblement de terre provoqua une fente dans la statue Nord et, pendant les deux siècles qui suivirent, elle émettait tous les matins à l'aube, au moment où la température et l'humidité changent, un léger sifflement. Les voyageurs grecs affirmaient que c'était celui de Memnon, le guerrier mythique tué par Achille pendant la guerre de Troie, adressé à Eos, sa mère, la déesse de l'Aube. On pensait qu'entendre la statue crier portait chance, et celle-ci devint vite une destination touristique. La statue stoppa son chant en l'an 199, lorsque Septime Sévère fit combler les fissures, dans une volonté d'embellissement.

 

 

 
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