L'île
Kitchener
Du
nom du maréchal britannique Horatio Herbert Kitchener (1850-1916)
cette île abrite un exubérant jardin botanique, havre de
couleurs, de fraîcheur et de sérénité qui
ne correspond en rien avec la dureté humaine du maréchal
britannique.



Le
mausolée de l'Aga Khan
Felouques
dans la baie d'Assouan.
Sur
le sommet de la colline, mausolée d'un dignitaire de l'Ancien
Empire, chargé de garder la frontière Sud de l'Egypte.
L'obélisque
inachevé
La
carrière de granit d'Assouan (Syène) était très
célèbre dans l'Antiquité. C'est à cet endroit
qu'étaient taillés les obélisques ainsi que certaines
grandes statues.
Un
obélisque est resté là. Long de 42 m, il aurait
été le plus haut obélisque d'Egypte si une malencontreuse
fissure n'avait entraîné son abandon. Cet accident nous
a permis de connaître les techniques d'extraction employées
par les égyptiens. On préparait les encoches autour du
bloc que l'on voulait détacher, puis on y enfonçait des
coins de bois, qui, une fois mouillés faisaient éclater
la pierre en gonflant. Le bloc était ensuite sculpté sur
place, puis tiré jusqu'aux rives du Nil pour être hissé
sur des barges. On attendait la crue du Nil pour la descente vers l'aval.



Le
barrage d'Assouan
Au
début du XXème siècle, on pense à l'édification
d'un barrage. Il visait à ramener les sources du Nil à
l'intérieur des frontières de l'Egypte. Grâce à
cette gigantesque retenue en amont, le pays dont la population ne cessait
de croître allait échapper aux aléas de la crue
qui avait toujours conditionné sa survie. Après avoir
sollicité l'aide financière des Etats-Unis, c'est vers
l'URSS que Nasser se tourna. Les travaux débutèrent en
1960. Dès 1964, le fleuve était définitivement
barré, ses eaux s'écoulaient par un canal d'irrigation.
En
1972, le barrage fut inauguré en présence des présidents
Sadate et Podgornyï.
Pour
la première fois, depuis bien longtemps, l'agriculture de l'Egypte
n'était plus suspendue aux caprices du Nil. L'abondante crue
de 1964 put être maîtrisée et la terrible sécheresse
qui frappa l'Afrique orientale en 1984 et 1988 épargna le pays.
Grâce à l'irrigation; il est désormais possible
de faire deux récoltes par an.
Malheureusement,
c'est un bouleversement écologique. Les paysans sont maintenant
privés du limon fertile et sont obligés d'utiliser des
engrais. L'irrigation a d'autre part provoqué d'abondantes remontées
de sel rendant des terres impropres à la culture. Parfois des
nuages voilent le ciel bleu d'Assouan et quelques gouttes de pluie tombent,
ce qui est un évènement pour les habitants.
Le
haut barrage avec son emblème : la fleur de lotus qui rappelle
l'alliance égypto-russe.
Le
lac Nasser.